Matthieu Ricard

Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe

Attitude face à la mort - 4 -, à suivre....

Par Matthieu Ricard le 12 mai 2010

(Interview sur Radio Canada) Pour un ermite, pour un vrai pratiquant, la mort est véritablement un passage qu'il aborde avec sérénité. On dit même que ce moment est une occasion unique : il y a là une possibilité de comprendre enfin la nature ultime des choses et d'atteindre à un éveil spirituel très profond. De ce fait, pour le méditant, c...

Magic moments

Par Matthieu Ricard le 11 mai 2010

Au cours des dix dernières années, j’ai eu la chance de passer quelque mois par an dans un petit ermitage situé dans l’Himalaya, au Népal où je vis. En été pendant la saison des pluies, mais aussi au cours des froides matinées de l’hiver, de la brume se forme dans la vallée située en dessous de l’ermitage. Il y a aussi un monastère, installé...

Attitude face à la mort 3 (à suivre)

Par Matthieu Ricard le 6 mai 2010

(Interview sur Radio Canada) Parce qu'ils conçoivent la notion de « continuum de conscience », les bouddhistes envisagent la mort comme un passage, tandis qu'ici, en Occident, le décès est vécu très différemment : s'il y a parfois des enterrements avec des moments inspirants au cours desquels la vie du défunt est célébrée, il faut avouer ...

Attitude face à la mort 2 (à suivre)

Par Matthieu Ricard le 2 mai 2010

(Interview sur Radio Canada) Réfléchir à la mort est une démarche saine, qui n'a rien de triste ou de morbide. C'est faire preuve de lucidité parce que masquer la réalité est inévitablement une source de frustration: quand notre mort approchera et que celle de personnes qui nous sont chères surviendra, nous serons choqués et totalement dése...

Attitude face à la mort -1 (à suivre)

Par Matthieu Ricard le 28 avril 2010

(Interview sur Radio Canada) Question: L'Occident semble souffrir d'une très grande pauvreté de réflexion et d'attitude face à la mort qui est devenue un sujet tabou, l'objet d'une sorte de négation de plus en plus absurde. Pour un bouddhiste comme vous, cette situation n'est-elle pas assez consternante? Matthieu: En effet. Les gens p...

Aider à moyen terme les victimes du tremblement de terre de Yushu

Par Matthieu Ricard le 22 avril 2010

Lors du récent tremblement de terre qui a affecté la ville de Yushu (Kyerku en tibétain) et ses environs, les moines de notre monastère de Shéchèn, situé à 150 km de là, ont été l'un des premiers contingents de moines qui sont venus aider les autres sauveteurs. Ces moines de Shechen ont notamment réussi à sortir vivante une jeune fille enseve...

S'affranchir des automatismes de pensée

Par Matthieu Ricard le 16 avril 2010

Lorsque nous sommes prisonniers d'automatismes mentaux, il faut observer la nature du mécanisme qui nous affecte et reconnaître en nous ce qui n'est pas affecté. Ce qui nous affecte, c'est un enchaînement de pensées qui sélectionne et isole un aspect de la réalité, ou un événement parmi d'autres, et le magnifie en lui accordant le champ ent...

Une science de l'Eveil

Par Matthieu Ricard le 12 avril 2010

Comment mener mon existence? Comment vivre en société? Que puis-je connaître? Telles sont sans doute les trois questions qui reflètent nos principales préoccupations. Idéalement, la conduite de notre existence devrait nous amener à un sentiment de plénitude qui inspire chaque instant et nous laisse sans regret à l'heure de la mort ; vivre en ...

« Aprés moi le déluge »: le pseudo-débat du réchauffement climatique.

Par Matthieu Ricard le 9 avril 2010

Une enquête extrêmement documentée de Greenpeace* révèle que le groupe des frères Koch, qui valent à eux deux 30 milliards de dollars, a dépensé 44 millions de dollars pour financer des campagnes de désinformation sur le réchauffement climatique et ses causes. Le magnat américain Steve Forbes déclarait quant à lui sur la chaîne de télévis...

La peur de changer

Par Matthieu Ricard le 5 avril 2010

Nous ressemblons parfois à ces oiseaux qui, ayant longtemps vécu en cage, retournent à celle-ci alors même qu'ils ont la possibilité de s'envoler dans l'espace. Nous sommes habitués depuis si longtemps à nos imperfections, que nous avons du mal à imaginer ce que serait la vie sans elles : le ciel du changement nous donne le vertige.