Blog / Juin 2010

Liste des articles blog par titre:

Attitude face à la mort - 7 - suite et fin.

Mercredi 30 juin 2010

(Interview sur Radio Canada)
Question: Avant que nous nous quittions, une dernière question me brûle les lèvres : est-il vrai que, chez certains grands méditants, la décomposition du corps intervient plus lentement que chez la plupart des gens, ou s’agit-il là d’une légende?

Réponse: Ce phénomène peut durer un certain temps, parfois plusieurs jours. C’est une question qui fait l’objet d’un programme de recherche auquel le Dalaï-Lama s’est montré favorable. Il est vrai que des personnes meurent “en méditation”. Quand on les regarde, elles donnent l’impression de ne pas être tout à fait parties. On parle en pareil cas de « méditation post mortem » qui peut durer jusqu’à deux semaines dans certains cas. Lorsque ces personnes cessent leur méditation, la différence est immédiatement perceptible. Brusquement, elles prennent l’allure d’un cadavre, c’est-à-dire que la tête s’effondre et qu’apparaissent de nombreux autres signes. Jusque-là, on a le sentiment qu’elles sont encore présentes. Il n’y a pas de raideur cadavérique, par exemple et souvent aucune odeur de décomposition du corps. Selon de très nombreux témoignages, une zone au niveau du cœur conserve encore un peu de chaleur pendant vingt-quatre et même quarante-huit heures. Un fait qui m’a semblé personnellement exact, en tout cas au toucher, chez deux méditant (dont une femme) que je connaissais bien.

Des scientifiques de l’Université du Wisconsin, à Madison, ont maintenant fourni au Dalaï-Lama un appareil infrarouge capable de mesurer au centième de degré près des différences dans le rayonnement de la température à des endroits spécifiques du corps pour déterminer effectivement s’il s’agit là d’une légende ou d’un fait avéré. À ce propos, le Dalaï-Lama a dit en plaisantant : « Avant, il y avait des grands méditants qui mouraient, mais nous n’avions pas de machine; maintenant, nous avons une machine, mais pas de grands méditants qui meurent! » Avec le temps, nous y parviendrons sans doute et ce sera passionnant.

Ainsi que je le disais à l’instant, j’ai connu au moins deux lamas pour lesquels ceux qui étaient présents dans les jours suivant leur mort ont pu constater ce phénomène de chaleur au niveau du cœur. Mais cela demande à être vérifié bien sur. Selon le bouddhisme tibétain, un certain niveau de conscience subtile associée à leur corps persisterait en eux, même si l’on peut dire qu’ils étaient cliniquement morts : ils ne respiraient plus et n’avaient plus de pulsations cardiaques. Je suis persuadé que, si on leur avait fait un électro-encéphalogramme pour mesurer leur activité cérébrale, le résultat aurait été nul ou presque. Mais il y avait quelque chose qui était encore en transition. En mai, alors que la chaleur est assez intense au Népal, l’un de ces méditants dont le cœur était resté chaud pendant cinq jours n’a pas dégagé la moindre odeur. Pourtant, je me suis souvent trouvé auprès de cadavres en orient et, généralement, au bout de quelques heures, s’il fait chaud, la pestilence du corps qui se décompose est intolérable.

Il est vrai qu’il est difficile de définir la mort clinique, puisqu’il y a eu des cas de réveil de personne maintenue en vie, vingt-quatre heures après que leur électro-encéphalogramme soit devenu plat. Depuis longtemps, la médecine peut aussi relancer des cœurs qui s’arrêtent de battre et les entretenir pendant de longues périodes de temps. Les chercheurs pensaient cependant que si l’électro-encéphalogramme était plat, le sujet était vraiment mort. Les cas mentionnés ci-dessus remettent cela en question. A mesure que se perfectionnent les moyens de maintenir artificiellement en vie des gens qui, autrefois, auraient été déclarés morts depuis longtemps et que dans certains cas ces patients sont revenus à la vie rend de plus en plus épineuse la définition des critères de la mort et il subsiste encore beaucoup de d’interrogations à ce sujet. Le cas de ces méditations “post mortem”, ne fait que rajouter à la complexité du problème.

Mardi 29 juin 2010

Attitude face à la mort - 6 - suite.

Mercredi 23 juin 2010

(Interview sur Radio Canada)
Question: Comment la méditation peut-elle préparer à la mort?

Matthieu: C’est précisément en développant notre force d’âme et notre liberté intérieure nous verrons la mort non comme une annihilation, mais comme un passage que nous serons capables d’effectuer avec lucidité et sérénité. Cela reste certainement une épreuve en raison de ce dont on fait l’expérience lorsque les éléments du corps commencent à se dissoudre et le souffle, peu à peu, s’interrompt. Dans de telles circonstances, il faut une grande présence d’esprit et suffisamment de sérénité pour maintenir une pratique spirituelle. La méditation permet d’acquérir cette force qui résulte de toute une vie d’entraînement. Ce n’est pas la veille de mourir qu’il faut se dire : « Bon, maintenant je vais m’occuper de ma vie spirituelle. » Il est un peu tard, au moment de la mort, pour commencer à s’interroger sur la meilleure façon de l’aborder! Si nous écartons la mort du champ de notre conscience, nous nous condamnons à nous retrouver dans un état de choc voir de panique au moment d’aborder la mort, ce qui ne nous permettra pas de franchir ce passage de façon optimale.

Évidemment, nous ne savons pas ce que nous allons devenir ensuite. C’est un passage vers l’inconnu, vers un autre état qui, pour le bouddhisme, s’inscrit dans une continuité qui est déterminée par la résultante des causes précédemment accumulées? Mon devenir sera l’expression de ce que j’ai instillée dans ce flot de conscience. Si mon esprit est rempli de haine, de jalousie, d’obsession, tous ces facteurs réunis pour la conscience fasse l’expérience d’un monde d’intenses souffrances, mais la situation sera très différente si j’ai fait provision d’amour altruiste, de paix intérieure, d’une meilleure connaissance et d’une meilleure compréhension de la réalité. On compare ce processus à une rivière, à un fleuve : si vous déversez maintenant, depuis un pont à Québec ou à Montréal, de la fluorescéine ou des plantes médicinales dans le Saint-Laurent, tout ce qui coule en aval sera teinté; si vous versez du poison, le fleuve sera empoisonné jusqu’à ce qu’un autre facteur intervienne, jusqu’à ce que vous construisiez par exemple un centre de purification de l’eau. Ce qui advient en aval dépend de ce qui est advenu en amont.

Quand on aborde la question du karma, les gens pensent tout de suite : « Ah! C’est mon karma, c’est le destin, je ne peux rien y faire… » Mais ce n’est pas un destin imposé par une entité extérieure à vous. Le karma n’est qu’un aspect particulier de la loi de causalité qui concerne le bonheur et la souffrance. S’interroger sur le karma revient à se demander quelles sont les répercussions, selon la loi de cause à effet, de vos états mentaux, de vos attitudes, de vos motivations, liées à la haine ou à l’amour altruiste – sur vos expériences de vie?

Karma signifie action. Ce n’est qu’un aspect des lois universelles de la causalité. Lorsque ces lois s’appliquent aux mécanismes mentaux et aux effets que ces mécanismes ont sur le bonheur et la souffrance, on parle de karma. Ce n’est donc pas quelque chose qui nous est imposé, à la manière d’un destin inéluctable. Si, une fois que vous avez semé des graines, vous n’intervenez plus, elles vont pousser d’une certaine façon. Laissé à lui-même, ce mécanisme est inéluctable. Toutefois, vous pouvez aussi intervenir et éliminer les graines qui vont donner des plantes toxiques par exemple. Ou, s’il s’agit de mauvaises herbes, vous pouvez les arracher avant qu’elles n’envahissent votre champs. C’est la part du libre arbitre. Les lois de cause à effet sont inéluctables, mais vous pouvez faire intervenir de nouvelles causes et conditions afin de modifier le cours des choses.
Nous sommes le résultat du passé et l’architecte de notre avenir. A présent, nous nous trouvons à la croisée des chemins.

Mardi 22 juin 2010

Mardi 22 juin 2010

Attitude face à la mort - 5 -, à suivre...

Mercredi 16 juin 2010

(Interview sur Radio Canada)
Selon le bouddhisme, la mort n’est pas semblable à une goutte d’eau qui s’absorbe dans la terre sèche ou à une flamme qui s’éteint. Sa nature se déduit de celle de la conscience. C’est un problème complexe. Beaucoup de religions théistes envisagent une création, ce qui revient à dire que rien, à un moment donné, devient quelque chose. Selon la philosophie bouddhiste, l’idée d’une création ex-nihilo, d’un rien qui devient quelque chose est difficile à accepter. Un raisonnement logique montre qu’il est impossible de transformer le néant en quelque chose, surtout si cela se fait par l’entremise d’une entité qui elle-même est sans cause, ou qui contient toutes les causes. Le bouddhisme adhère à l’idée d’un univers sans début. Certains philosophes occidentaux partagent ce point de vue, tel Bertrand Russel qui a dit qu’un univers sans début ne comporte aucune faute de logique, mais pose simplement un problème d’imagination. Nous sommes naturellement tentés de nous dire : « Bon, quinze milliards d’années, ça va, mais il faut bien que ça commence quelque part. » Nous avons du mal à comprendre qu’il puisse ne pas y avoir de début. Et pourtant c’est la seule explication qui ne soulève pas de difficultés logiques. Somme toute, cela revient à dire en d’autres termes que « rien ne se perd, rien ne se crée ». La matière ne peut pas venir du néant et retourner au néant, il faut qu’il y ait quelque chose, un vide quantique, ou quelle chose d’autre, il faut qu’il y ait un potentiel. A cela s’ajoute selon le bouddhisme la notion particulière d’une conscience qui possède une qualité fondamentale différente de l’inanimé. La matière est un phénomène premier, c’est-à-dire que l’on peut remonter jusqu’aux particules, aux quarks ou aux supercordes, mais une fois que l’on en arrive là, se pose la question de Leibniz : “Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?” À moins d’introduire l’idée d’un Créateur, ce que le bouddhisme ne fait pas, force est de constater que le monde des phénomènes est simplement présent.
Le bouddhisme fait le même raisonnement en ce qui concerne la conscience : il estime que nous pouvons étudier la conscience de l’extérieur, nous pouvons décrire l’évolution de la complexité des organismes, qui a entraîné une complexification du système nerveux et ainsi l’émergence de ce que nous appelons la conscience. Mais la définition de la conscience pose un problème à bien des philosophes et neuroscientifiques. En effet, sans une perspective à la première personne – et même si nous pouvons décrire avec la plus grande exactitude l’ensemble des paramètres intervenant dans les processus qui ont lieu dans le cerveau lorsque nous voyons la couleur rouge ou ressentons de l’amour –, nous ne sommes pas plus avancés en ce qui concerne l’expérience subjective de l’amour ou de la perception de la couleur rouge. Nous pouvons certes affiner l’analyse jusque dans les plus infimes détails pour expliquer la conscience en sondant avec une extraordinaire précision ce qui se passe dans les neurones, mais il faudra sans doute attendre une cinquantaine d’années avant de savoir précisément de quoi il retourne. Pour être honnête, il faut rester dans le domaine de l’introspection et de l’expérience directe parce que, sans “expérience”, “conscience” ne veut rien dire. Si nous affinons à l’extrême notre expérience directe du phénomène de conscience, nous n’arriverons pas aux neurones ni au cerveau, parce que nous ne sentons pas notre cerveau. Il est impossible de parvenir par l’instrospection subjective à une perception des phénomènes neuronaux de la même façon que l’on peut voir les particules atomique au niveau de la matière au travers un microscope électronique.
A quoi arrivons-nous? A la conscience pure, qui, tout comme la matière, est un phénomène premier. L’aspect le plus fondamental de la conscience est la faculté cognitive de base qui sous-tend et permet toutes les pensées, les émotions, les souvenirs, l’anticipation de l’avenir, etc.
Chaque instant présent est déterminé par l’instant qui l’a immédiatement précédé. Or deux instants consécutifs, dont l’un est la cause de l’autre, ne peuvent pas être d’une nature totalement différente. Nous ne pouvons imaginer un instant de conscience immédiatement précédé et causé par un instant totalement inconscient, semblable à l’instant inanimé qui correspond à un état particulier de la matière. Le bouddhisme suppose qu’il doit y avoir une continuité de nature entre ces instants infiniment petits qui se succèdent. De même que selon cette philosophie, l’univers est sans début, le continuum de conscience, lui aussi, est sans début ni fin. Il s’agit là de la conclusion d’un raisonnement. Il reste à voir à quoi cela correspond sur le plan pratique. Toutefois, pour le Bouddhisme, la notion de continuum de conscience ne relève pas du dogme, mais correspond à une expérience vécue et à un raisonnement logique qui peut être contesté, voir réfuté. Il a d’ailleurs été longuement débattu au sein même du bouddhisme.
Ainsi s’est élaborée l’idée d’un continuum constitué d’états de conscience qui précèdent l’existence présente et les existences qui suivront. L’association du corps et de ce continuum de conscience n’en serait qu’un épisode. La vaste majorité des chercheurs en neurosciences estiment qu’il est peu plausible que la conscience, quelle que soit sa nature, ne se réduise pas totalement au fonctionnement du cerveau. Toutefois, c’est pour l’instant l’hypothèse qu’ils retiennent, bien que rien ne la confirme. On ne peut pas dire qu’il y ait des preuves solides ni dans un sens ni dans l’autre. Ainsi que le disait Francisco Varela, un grand spécialiste des neurosciences : « Gardons une attitude ouverte à l’égard de tout cela. »

Mardi 15 juin 2010

Emerveillement et tristesse

Mercredi 09 juin 2010

Depuis des années les ornithologues étaient intrigués par le fait que les barges rousses (une espèce de limicoles, famille d’oiseaux qui vivent principalement à proximité de l’eau, mais ne peuvent s’y poser, ni plonger pour pêcher) devenaient si grasses avant leur migration hivernale? “Elle ressemblaient à des boules de suif volantes,” commentait le chercheur Robert Gill. Il est vrai qu’elles devaient parcourir l’immense distance séparant l’Alaska, où ce scientifique les observait de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie. Toutefois comme mais on supposait qu’elles migraient en grande partie au-dessus des terres, où elles pouvaient se reposer et s’alimenter, le degré extrême de leur suralimentation ne pouvait donc s’expliquer, ce qui rendait les scientifiques perplexes.
Robert Gill se demanda si d’aventure les barges ne restaient pas en vol plus longtemps que l’on ne pensait. Récemment, les chercheurs ont réussi à équiper ces migrateurs d’émetteurs repérables par satellite et suffisamment légers pour ne pas les gêner. En 2006 finalement des techniques modernes ont permis de confirmer l’hypothèse de monsieur Gill. Lui et ses collaborateurs ont pu fixer des émetteurs satellite sur des barges rousses et suivre leur trajectoire.
Quelle n’a pas été leur surprise de constater que les barges battaient tous les records connus de vols sans escale, en parcourant près de 11.360 km en neuf jours, le plus long vol ininterrompu jamais enregistré. On comprend qu’elles aient eu besoin de réserves de graisse! Leur métabolisme doit être multiplié 8 à 10 fois, sachant qu’elles volent jour et nuit à une vitesse de 65 km/h.
“J’étais sans voix” commente le scientifique.
Mais l’émerveillement devant de telles facultés, va de pair avec une tristesse non moins tout aussi grande devant les ravages que nous faisons subir à la nature et au vivant. Les chiffres constituent à eux seuls un réquisitoire accablant. En vrac:

• 90% des poissons ont disparu des océans depuis un siècle.
• Les populations d’abeilles sont décimées depuis quelques années et les répercussions sur la pollinisation des plantes, tant sauvages que cultivées, sont si grandes que certains ont émis l’hypothèse que la disparition des abeilles pourrait, par une succession de réactions en chaîne, entraîner celle des hommes.
• Il y avait un million d’antilopes Saïga, en 1990 au Kazakhstan et dans les régions limitrophes, seulement 82.000 en 2009 et, le mois dernier, 12.000 d’entre elles sont mortes en quelques jours d’une épidémie fulgurante.

Quel gâchis! Tout cela est dû à l’égoïsme chronique des humains qui semblent incapables de faire abstraction de leur intérêt immédiat pour envisager le bien-être général des êtres vivants, qui est aussi le leur.

L’émerveillement devant les beautés de la nature est maintenant d’autant plus poignant qu’il est empreint d’amertume.

Mardi 08 juin 2010

Clarifications et lignes directrices concernant le forum sur l'altruisme

Mercredi 02 juin 2010

Chers amis,

Merci à tous ceux qui ont pris la peine de lire ce forum et de réagir aux idées émises et aux questions posées.

Permettez-moi à présent de vous dire plus précisément quels ont été mes espoirs en ouvrant ce forum.

La question de l’altruisme, sous tous ses aspects - rapports humains, psychologie, théorie de l’évolution, philosophie, économie, éthique, etc. - est au centre des défis du monde contemporain. Je tiens donc à approfondir la réflexion sur ce thème dans le cadre d’un ouvrage que je prépare actuellement. Le double objectif en est de chercher à bien comprendre le rôle que l’altruisme est appelé à jouer dans la société et d’envisager les moyens de favoriser sa diffusion.
Lors de la parution de précédents ouvrages, des lecteurs m’ont souvent fait part de réactions, de commentaires, d’informations et de points de vues convergents ou divergents qui ont considérablement enrichi ma réflexion.

Si ces différents éclairages m’étaient parvenus avant la publication, j’aurais pu en faire état, mentionner des objections auxquelles je n’avais pas songé et y répondre »]

C’est dans cet esprit que je me propose de mettre en ligne, au cours de l’année à venir, quelques sujets de réflexion importants que je développerai dans cet ouvrage en gestation, et particulièrement ceux qui peuvent susciter des controverses ou des opinions différentes variées.

Mon idée n’est donc pas de répondre activement à chacune de vos contributions - ce qui ne m’est malheureusement pas possible - mais de lire attentivement vos messages et de les prendre en considération dans l’élaboration de cet ouvrage.

De même les sondages sont importants pour me permettre de mieux apprécier les opinions et les préoccupations qui sont les vôtres et d’en tenir compte lors de la rédaction.

De ce fait, les contributions les plus utiles sont celles qui prennent position sur les questions soulevées par le sujet proposé.

Vous pouvez également nous envoyer des articles, des références de livres, des documents et des liens internet vers des sites proposant des informations pertinentes. (Il vous est possible d’attacher des fichiers à votre commentaire).

Ce forum se veut en effet un lieu de réflexion et d’échanges constructifs sur les thèmes proposés. Il est donc moins utile de s’engager dans des conversations personnelles qui peuvent être menées sur d’autres espaces d’échanges.

Franck, qui m’a aidé à mettre en ligne ce Forum, et moi-même avons préféré, dans un premier temps, n’établir aucune restriction à vos contributions et ne rien censurer. Par conséquent c’est à vous de déterminer ce qui, dans vos réponses, permet de faire avancer le débat sur les questions abordées.

Je suis donc bien l’auteur des sujets proposés et il me semble que les deux premiers d’entre eux contenaient des questions relativement claires, sur la possibilité d’une transformation personnelle et d’une transformation de la société, et sur l’indifférence quasi généralisée que nous manifestons au sort qui est aujourd’hui réservé aux animaux.

Je vous suis donc très reconnaissant pour vos contributions,
et.... n’oubliez pas de répondre aux sondages.

Matthieu R.