<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
    xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
    xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
    xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/"
    xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
    xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">

    <channel>
    
    <title>Matthieu Ricard Blog</title>
    <link>http://www.matthieuricard.org/index.php</link>
    <description></description>
    <dc:language>en</dc:language>
    <dc:creator>mat108@gmail.com</dc:creator>
    <dc:rights>Copyright 2012</dc:rights>
    <dc:date>2012-05-13T08:36:43+08:00</dc:date>
    <admin:generatorAgent rdf:resource="http://expressionengine.com/" />
    

    <item>
      <title>Nations Unies –  Le Bonheur et le bien&#45;être : Définir un nouveau paradigme économique — 1</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/224_united_nations_high_level_meeting_at_the_initiative_of_bhutan_creating_/</link>
      <guid>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/224_united_nations_high_level_meeting_at_the_initiative_of_bhutan_creating_/</guid>
      <description><![CDATA[<p>Le 2 avril 2012, Les Nations Unies, New York City
<br />
Réunion de haut niveau à l’initiative du Bhoutan. 
<br />
<i>Panel Bonheur et bien-être-1</i>
<br />
Participants:
<br />
•	Helen Clark, Ancien Premier Ministre de la Nouvelle Zélande, modérateur
<br />
•	Ven. Matthieu Ricard, Monastère de Shechen, Népal
<br />
•	Professeur Martin Seligman, Fondateur de La Psychologie Positive
<br />
•	Dasho Karma Ura, Président du Centre d’Etudes du Bhoutan
<br />
•	Dasho Karma Tshiteem, Secrétaire de la Commission sur le Bonheur National Brut, Bhoutan
<br />
•	Professeur John Helliwell, Professeur émérite d’Economie à l’Université British Columbia
<br />
•	Lord Richard Layard, Professeur émérite d’Economie, London School of Economics
</p>
<p>
<i>Helen Clark: </i>
<br />
Pour entrer directement dans le vif du sujet, nous allons commencer par un panel très éminent. Notre premier panéliste est le vénérable Matthieu Ricard. Matthieu est un moine bouddhiste, auteur, traducteur, et photographe, qui vit et travaille dans la région himalayenne depuis plus de 40 ans. Un de ses livres, « Plaidoyer pour le bonheur », fait de lui le parfait intervenant pour commencer notre panel. Merci.
</p>
<p>
<i>Matthieu Ricard: </i>
<br />
	C’est un très grand privilège pour moi de commencer cette discussion. J’ai eu la chance de vivre pendant 10 ans au Bhoutan, et je connais les bienfaits que la recherche d’une société harmonieuse peut avoir sur les gens. Il est certain que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour améliorer les conditions extérieures du monde : s’assurer que les mères puissent survivre et élever leurs enfants, et que la famine, la grande pauvreté, et l’inégalité puissent être éliminées. A quoi cela servirait-il pour un pays de devenir le plus riche et le plus puissant si sa population est malheureuse ?
<br />
	C’est finalement notre esprit qui transforme des conditions extérieures en bonheur véritable ou en souffrance intérieure. C’est à notre esprit que nous avons à faire du matin au soir. C’est notre esprit qui peut être notre meilleur ami ou notre pire ennemi. Nous ne devrions pas sous-estimer la capacité de notre esprit à engendre du bonheur ou de la souffrance. Entraîner notre esprit n’est pas un luxe ; il ne s’agit pas simplement d’un aspect superficiel et facultatif de la quête du bonheur : la qualité de chaque moment de notre vie est déterminée par notre esprit.
<br />
Nous connaissons tous des personnes qui, face à un drame dans leur vie, réussissent à garder leur force intérieure et le sentiment que leur vie a un sens et une direction ; ils savent garder un sentiment de compassion et d’amour altruiste. Et nous savons très bien, par ailleurs, que quelqu’un peut vivre dans le luxe, entouré de tout ce qu’il peut désirer, mais que si cette personne a une profonde souffrance intérieure, tout ce quelle cherchera c’est une fenêtre par laquelle se jeter. Si nous sommes jour et nuit obsédés par des sentiments de jalousie, de haine, et d’envie, quel bonheur pouvons-nous tirer de ces circonstances extérieures favorables ? L’entraînement de l’esprit et la transformation intérieure ne sont pas des substituts à l’amélioration des conditions extérieures, mais vont de pair avec cette amélioration.
<br />
Cette transformation de l’esprit est-elle possible ? Vingt-cinq siècles ans d’expérience contemplative ont montré que, jour après jour, pensée après pensée, émotion après émotion, nous pouvons transformer notre esprit. Nous ne devrions pas sous-estimer notre capacité à cultiver les qualités humaines les plus fondamentales tout autant qu’une autre compétence. 
<br />
Depuis quelques années, la collaboration entre des contemplatifs et des neuroscientifiques montre que, grâce à la plasticité du cerveau humain, nous pouvons entraîner notre esprit à développer plus de compassion, une meilleure conscience de ce qui nous entoure, et une plus grande paix intérieure, tout comme quelqu’un peut s’entraîner à l‘apprentissage du piano ou à lire et à écrire. Tout entraînement transforme le cerveau, et ceci est vrai pour l’entraînement au développement des qualités humaines fondamentales qui ensemble constituent le bonheur véritable.
<br />
Le bonheur véritable n’est pas une suite sans fin de sensations plaisantes, ce qui ressemble davantage à une recette pour l’épuisement qu’à la quête du bonheur. Le bonheur véritable est une manière d’être qui va de pair avec l’amour altruiste, la force intérieure, la liberté intérieure, et la sérénité, et qui jour après jour, mois après mois, peut être cultivée comme une compétence. 
<br />
Une chose est claire, et c’est que la recherche du bonheur est fortement liée à l’altruisme. Un bonheur égoïste véritable n’existe pas. L’écrivain français Romain Rolland disait que si le bonheur égoïste est le seul but de votre vie, votre vie se trouvera rapidement sans but. Le bonheur égoïste ne marche tout simplement pas ; c’est une situation où tout le monde se retrouve perdant. Nous nous rendons nous-mêmes malheureux et nous rendons malheureux ceux qui nous entourent. 
<br />
C’est également une situation qui va à l’encontre de la réalité selon laquelle nous ne sommes pas des entités séparées. Nous devons reconnaître que nous dépendons tous les uns des autres, et nous devons développer un sentiment de responsabilité partagée. Donc, non seulement l’amour altruiste et la compassion sont les émotions les plus positives, ils constituent l’état d’esprit le plus en harmonie avec l’interdépendance de tous les êtres. Cela veut dire qu’ils sont la clé ; ils nous aideront, et tout ceux qui nous entourent, à véritablement nous épanouir dans la vie. C’est une situation où tout le monde y gagne.
<br />
	Encore une fois, l’altruisme n’est pas un facteur secondaire du bonheur véritable, il est au centre du bonheur parce qu’il est fondé sur la reconnaissance de l’interdépendance fondamentale de tous les êtres, sur la reconnaissance du fait que nous ne souhaitons pas souffrir et qu’il en va de même de tous les êtres sensibles. 
<br />
Avec les défis de notre monde moderne, il est très difficile pour les gens de réconcilier trois échelles de temps. Il y a d’abord le court terme de l’économie, où tout change très vite et les transactions se font à toute vitesse. On nous dit que c’est la dure réalité et que tout doit y être sacrifié. Le moyen terme concerne la qualité de vie, et le long terme l’environnement.
<br />
L’altruisme est le seul concept qui peut concilier de manière constructive ces trois échelles de temps. Si nous avons plus de considération pour les autres, nous ne joueront pas avec les économies de ceux qui leur font confiance comme dans un casino, juste dans l’espoir de gagner un gros bonus. Si nous avons plus de considération pour le bien-être des autres, nous ferons tout notre possible pour améliorer les conditions de vie de ceux qui nous entourent, au travail, au sein de la famille, dans la société, afin que les gens puissent véritablement s’épanouir dans la vie. Et si nous avons plus de considération pour les autres, nous ne sacrifierons pas et ne mettrons pas en danger le seul chez-nous que nous avons : cette terre. Donc, l’altruisme n’est pas un luxe, mais est nécessaire pour promouvoir le bien-être véritable, le Bonheur National Brut.
<br />
Merci beaucoup.
</p>
<p>
(retranscription originale en anglais par Connie Moffit, du Webcast de l’ONU, commence à 01:58:24 : <a href="http://www.unmultimedia.org/tv/webcast/2012/04/part-1-happiness-and-well-being-high-level-panel-discussion.html" title="http://www.unmultimedia.org/tv/webcast/2012/04/part-1-happiness-and-well-being-high-level-panel-discussion.html">http://www.unmultimedia.org/tv/webcast/2012/04/part-1-happiness-and-well-being-high-level-panel-discussion.html</a>)
</p>

<p>

</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-05-13T08:36:43+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>« Filles, pas épouses »</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/223_girls_not_brides/</link>
      <guid>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/223_girls_not_brides/</guid>
      <description><![CDATA[<p>Récemment, j’ai eut l’opportunité d’écouter l’archevêque Desmond Tutu faire état de son engagement passionné contre le mariage des filles dès l’enfance ou la puberté, qui est encore très répandu en Afrique et en Asie (25 000 filles sont mariées trop jeunes, sans l’avoir choisi, chaque jour).
</p>
<p>
En général, une fille mariée abandonne l&#8217;école si, par chance, elle en fréquentait une. Les jeunes filles de moins de 15 ans ont cinq fois plus de risques de mourir en couches qu&#8217;une jeune femme d&#8217;une vingtaine d&#8217;années. 
</p>
<p>
L’archevêque Desmond Tutu, l’ancien président Jimmy Carter et les autres membres du groupe des sages (les « elders ») ont lancé le mouvement « <a href="http://girlsnotbrides.org/" title="Filles, pas épouses">Filles, pas épouses</a> »* et se font les avocats des spécialistes qui ont mis en évidence que ce fléau peut empêcher à lui seul la réalisation de six parmi les huit Objectifs du Millénaire pour le développement poursuivis par les Nations Unies : réduire la pauvreté et la faim, assurer l’éducation primaire pour tous, promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomie des femmes, réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre le Sida, le paludisme et autres maladies. Seul deux objectifs, la préservation de l’environnement et la mise en place d’un partenariat mondial pour le développement, ne sont pas directement lié au problème du mariage avant l’âge.
<br />
<img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/Tutu_and_Dalai_Lama.jpg" style="border: 0;" alt="image" width="400" height="267" />
<br />
 Le Dalaï-lama, qui affirme souvent qu&#8217;il est un « féministe » convaincu en la joyeuse compagnie de  Desmond Tutu
<br />

</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-05-06T17:51:08+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>La peur disproportionnée du terrorisme</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/222_the_disproportionate_fear_of_terrorism/</link>
      <guid>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/222_the_disproportionate_fear_of_terrorism/</guid>
      <description><![CDATA[<p>La peur disproportionnée du terrorisme
<br />
En dépit de l’énorme écho médiatique des actes de terrorisme, selon la plus grande base de données disponible, le nombre des morts imputables au terrorisme est infime comparé à d’autres causes de mort violente . Selon le Global Terrorism Database, depuis l’attentat du 11 Septembre, le terrorisme a causé la mort de 30 citoyens américains, soit 3 par an contre 18 000 homicides et 40 000 morts dans les accidents de la route. Comme le souligne le politologue John Mueller, un américain moyen risque plus d’être tué par la foudre, l’allergie aux cacahuètes, les piqures de guêpes et l’enflammement d’une chemise de nuit que par un acte de terrorisme. Les experts ont montré qu’en fin de compte, la peur du terrorisme a provoqué six fois plus de morts aux Etats-Unis que le terrorisme lui-même. Ils estiment que 1500 américains sont morts sur la route par crainte de prendre un avion qui pourrait être détourné ou attaqué, sans se rendre compte que la probabilité de mourir d’un accident avion lors d’un vol 4000kms est équivalente au risque encouru en faisant 20kms en voiture . 
</p>
<p>
Cette paranoïa du terrorisme est reflétée de manière tragicomique dans les résultats d’un questionnaire soumis à des usagers des transports aériens, lequel a révélé que 14% des sujets interrogés se sont déclarés être disposés à souscrite une assurance couvrant les actes terroristes contre 10% seulement pour une assurance tous risques (qui par définition inclue la première !) 
</p>
<p>
Les politologues John Mueller et Mark Steward de l&#8217;Université de l’Ohio estiment gouvernement américain a dépensé 1 trillion de dollars pour la prévention du terrorisme qui, en évaluant les attaques qui ont été ainsi déjouées, ont peut-être sauvé la vie à 2300 personnes selon les estimations de ces experts, ce qui place le coût à 400 millions de dollars par personne . La valeur de la vie humaine n’a pas de prix, mais les mêmes ressources financières auraient permis de sauver la vie de plusieurs millions de personnes dans d’autres domaines (santé, éradication de la pauvreté, etc.)
<br />

</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-05-03T14:52:42+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>Premier Symposium International sur la recherche en Sciences Contemplatives</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/221_first_international_symposium_on_contemplative_research/</link>
      <guid>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/221_first_international_symposium_on_contemplative_research/</guid>
      <description><![CDATA[<p>Du 26 au 29 Avril, se tient à Denver, au Colorado, le premier Symposium International la Recherche en Sciences Contemplatives, qui réunit, plus de sept cent participants, psychologues, cliniciens, neuroscientifiques, philosophes et contemplatifs de diverses traditions, principalement bouddhistes et chrétiens. 
</p>
<p>
Les présentations en séance plénières sont données par ceux qui, depuis plus de vingt ans ont été le pionniers des recherches sur la méditation et l’entraînement de l’esprit — Richard Davidson, Jon Kabat-Zinn, John Teasdale, Evan Thomson, Cliff Saron, Michel Bitbol, Wolf et Tania Singer, Barbara Fredrickson, Marsha Linehan, John Dunne, Mark Greenberg, Sharon Salzberg et Frère David Stein-Rast, pour ne citer que quelques uns. 
</p>
<p>
Ces présentations alternent avec des ateliers consacrés à des projets de recherches en cours sur les effets que la méditation peut avoir sur le développement de la compassion, de la pleine conscience, de l’équilibre émotionnel, de la gestion de la douleur et de la dépression. A cela s’ajoute des débats sur la nature de la conscience, ainsi que sur les possibilités et défis de la collaboration entre sciences contemplatives et sciences contemporaines. Ce symposium marqué par la présence de plusieurs centaines de jeunes chercheurs qui désirent consacrer leur carrière à ces sciences contemplatives.
</p>
<p>
La conférence peut être suivie en direct sur le site : <a href="http://contemplativeresearch.org/" title="http://contemplativeresearch.org/">http://contemplativeresearch.org/</a>
<br />
 
</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-04-28T12:33:28+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>&quot;La bonté humaine&quot;: Un livre à lire</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/220_la_bonte_humaine_un_livre_a_lire1/</link>
      <guid>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/220_la_bonte_humaine_un_livre_a_lire1/</guid>
      <description><![CDATA[<p>&#8220;<a href="http://www.amazon.fr/La-bont%C3%A9-humaine-Altruisme-empathie-g%C3%A9n%C3%A9rosit%C3%A9/dp/273812710X/ref=sr_1_1?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1335074125&amp;sr=1-1" title="La bonté humaine">La bonté humaine</a>&#8221; de Jacques Lecomte (Odile Jacob), est l’un de ces remarquables livres qui devraient guider notre société en nous aidant à prendre conscience que nous avons en nous un potentiel fondamental de bonté. Ce bel ouvrage montre, comme le disait Nelson Mandela, que « la bonté de l&#8217;homme est une flamme qu&#8217;on peut cacher mais qu&#8217;on ne peut jamais éteindre, » que la violence et l’égoïsme existent, mais ne correspondent pas à la nature profonde de l’être humain — les satisfactions qu’ils peuvent procurer ne sont que de fragiles faux-semblants. L’être humain a des potentialités pour la bonté comme pour la cruauté et tout dépend de celles que nous nourrirons. 
</p>
<p>
Au fil des pages, le lecteur découvrira que beaucoup de certitudes sur la violence et l’égoïsme sont fondées sur des affirmations sans preuves, souvent sur des rumeurs. Les recherches ont montré par exemple que, contrairement aux idées reçues, lors des catastrophes naturelles, il n&#8217;y a pratiquement pas de pillages et de violences, mais beaucoup d&#8217;altruisme et de solidarité. Dans un autre domaine, les vingt dernières années de recherche ont montré que les enfants sont loin d’être des petites brutes centrées sur elles-mêmes, comme le pensaient certains, mais qu’ils sont spontanément altruistes, sans avoir besoin d’y avoir été éduqués ou contraints. Jacques Lecomte nous offre également un chapitre particulièrement émouvant sur le pardon.
</p>
<p>
« La bonté humaine » est émaillée de citations inspirantes comme celle de Primo Levi, qui interné dans un camp auxiliaire d’Auschwitz, travaillait dans une usine de production de caoutchouc. Il raconte que chaque jour, pendant six mois, un ouvrier italien lui a apporté un morceau de pain et sa gamelle de soupe ; il lui a également donné un chandail. « Il ne demanda rien et n’accepta rien en échange, parce qu’il était bon et simple, et ne pensait pas que faire le bien dût rapporter quelque chose. (…) Je crois que c’est justement à Lorenzo que je dois d’être encore vivant aujourd’hui, non pas tant pour son aide matérielle que pour m’avoir constamment rappelé, par sa présence, par sa façon si simple et facile d’être bon, qu’il existait encore, en dehors du nôtre, un monde juste, des choses et des êtres encore purs et intègres que ni la corruption ni la barbarie n’avaient contaminés, qui étaient demeurés étrangers à la haine et à la peur ; quelque chose d’indéfinissable, comme une lointaine possibilité de bonté, pour laquelle il valait la peine de se conserver vivant. (…) Lorenzo était un homme : son humanité était pure et intacte, il n’appartenait pas à ce monde de négation. C’est à Lorenzo que je dois de n’avoir pas oublié que moi aussi j’étais un homme. » 
</p>
<p>
Je travaille moi-même depuis quelques années à un volume sur l’altruisme, et la lecture du livre de Jacques Lecomte m’a fait pensé que j’aurais presque pu m’épargner cette tâche ! Mais, dans ce domaine, trop de voix ne risquent pas de nuire, et je poursuis donc mon ouvrage.
</p>
<p>
<i>Jacques Lecomte enseigne à l&#8217;université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense et est le président de l&#8217;Association française de psychologie positive.</i>
<br />

</p>]]></description>
      <dc:subject>French Only</dc:subject>
      <dc:date>2012-04-22T07:47:13+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>Moments magiques&#45;8</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/219_magic_moment_8/</link>
      <guid>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/219_magic_moment_8/</guid>
      <description><![CDATA[<p><img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/MR913-BW.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="400" height="266" />
<br />
MR 913 Paysage autour de la montagne sacrée de l’Amnyé Machen, Tibet oriental. Malgré que nous soyons au mois d’août, il neige.
</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-04-18T16:55:14+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>Moments magiques&#45;7</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/216_magic_moments_7/</link>
      <guid>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/216_magic_moments_7/</guid>
      <description><![CDATA[<p><img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/MR1076-BW.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="400" height="266" />
<br />
MR 1076 Des moines tibétains brûlent des branches de genévrier pour accueillir avec des fumées odoriférantes un grand maître tibétain  qui vient leur rendre visite.
</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-04-12T16:41:00+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>Réunion de l&apos;ONU sur le bien&#45;être et le bonheur: Définition d’un nouveau paradigme économique</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/219_un_high_level_meeting_on_wellbeing_and_happiness_defining_and_new_econo/</link>
      <guid>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/219_un_high_level_meeting_on_wellbeing_and_happiness_defining_and_new_econo/</guid>
      <description><![CDATA[<p>Le 19 Juillet dernier, 68 pays ont rejoint le Royaume du Bhoutan pour co-parrainer une résolution intitulée «Le bonheur: Vers une approche holistique du développement,&#8221; qui a été adoptée par consensus par les 193 membres de l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies. Dans le suivi de la résolution, le Gouvernement du Bhoutan a organisé une réunion de haut niveau le 2 Avril 2012 au siège des Nations Unies à New York.
</p>
<p>
La réunion a été très constructive et animée et des progrès encourageants ont été accomplis dans la promotion d&#8217;un mouvement mondial pour mettre en œuvre un nouveau paradigme économique basé non pas sur le PIB, mais sur la prise en compte la satisfaction de vie des gens et sur le respect de l&#8217;environnement et des richesses naturelles.
</p>
<p>
Outre le Bhoutan et le Costa-Rica, les gouvernements du Brésil et le Japon ont pris des mesures importantes afin d&#8217;inclure BNB (Bonheur National Brut) dans l&#8217;agenda national.
</p>
<p>
A cette occasion, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a déclaré: &#8220;La prospérité matérielle est importante, mais elle est loin d&#8217;être le seul déterminant du bien-être. [...] Le Bhoutan a reconnu la suprématie de bonheur national sur le revenu national depuis les années 1970. Il a adopté le célèbre le but du Bonheur National Brut au lieu du Produit National Brut. Une telle vision est en train de gagner du terrain dans d&#8217;autres pays. Le Costa Rica est connu pour être le pays le plus « vert » au monde - un exemple de développement global et écologiquement responsable. Comparé aux autres pays avec des niveaux de revenu similaires, il se classe premier dans le développement humain et est un havre de paix et de démocratie.
<br />
Au Royaume-Uni, les statisticiens commencent à évaluer le &#8220;bien-être national&#8221;. La Commission européenne a son projet « PIB et au-delà », tandis que l&#8217;Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a ses lignes directrices de mesure du bien-être.
<br />
Le Produit National Brut a longtemps été l&#8217;aune à laquelle les économies et les politiciens ont été mesurés. Pourtant, il ne parvient pas à prendre en compte les coûts sociaux et environnementaux du soi-disant progrès. Nous avons besoin d&#8217;un nouveau paradigme économique qui reconnaît la parité entre les trois piliers du développement durable. Social, économique et bien-être environnemental sont indivisibles. Ensemble, ils définissent le bonheur brut mondial. [...]
</p>
<p>
Le monde est à un carrefour. Nous avons besoin de tous - ministres du gouvernement et des décideurs, des chefs d&#8217;entreprise et la société civile, et les jeunes – pour œuvrer ensemble à la transformation de nos économies ... à mettre nos sociétés sur un pied plus juste et plus équitable ... et de protéger les ressources et les écosystèmes sur lesquels notre avenir commun dépend. Nous avons besoin d&#8217;un résultat à l’issu de Rio +20 qui reflète cela. Un résultat qui affirme que le bonheur et le bien-être seront mesurés en plus du revenu national brut - et que ce sont des objectifs fondamentaux en eux-mêmes &#8220;.
</p>
<p>
Les débats peuvent être vu à <a href="http://www.gnhc.gov.bt/2012/04/un-webcast-on-happiness-and-wellbeing-high-level-panel-discussion/" title="http://www.gnhc.gov.bt/2012/04/un-webcast-on-happiness-and-wellbeing-high-level-panel-discussion/">http://www.gnhc.gov.bt/2012/04/un-webcast-on-happiness-and-wellbeing-high-level-panel-discussion/</a>
</p>
<p>
Ma modeste contribution vient à 1.58:30 à la partie I (la fenêtre du bas de l&#8217;écran d&#8217;ouverture).
<br />
<img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/GNH-UN-1_H.E_._Mr_._Ban_Ki-moon,_Secretary-General_of_the_United_Nations__.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="300" height="211" />
<br />
H.E Ban Ki-moon, Secretaire Général des Nations Unies
<br />
<img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/GNH-UN-3-H.E_._Mr_._Jigmi_Y_._Thinley,_Prime_Minister_of_Bhutan__.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="300" height="218" />
<br />
H.E Jigmi Y. Thinley, Primier Ministre du Bhoutan
<br />
<img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/GNH-UN-10-Lord_Richard_Layard,_Emeritus_Professor_of_Economics,_London_School_of_Economics.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="300" height="239" />
<br />
Lord Richard Layard,_Professeur Emérite, London_School_of_Economics.
<br />
<img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/GNH-UN-13.Dr_._Vandana_Shiva,_Scientist,_Author,_Founder_of_Navdanya,_Recipient_of_Right_Livelihood_Award_.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="300" height="241" />
<br />
Dr Vandana Shiva, Fondatrice de Navdanya
<br />
<img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/GNH-UN-5-Matthieu_Ricard,_Shechen_Monastery,_Nepal.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="300" height="228" />
<br />
Matthieu Ricard, monastère de Shéchèn
</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-04-07T08:54:06+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>Moments magiques&#45;6</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/218_magic_moment_6/</link>
      <guid>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/218_magic_moment_6/</guid>
      <description><![CDATA[<p><img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/MR1180-BW.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="400" height="266" />
<br />
MR 1180. Une foule de cavaliers vient acceuillir un grand lama revenu au pays. Vallée de Dzongar, Tibet oriental
</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-03-31T16:32:02+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>Notre bonheur passe par celui des autres</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/213_our_happiness_depends_on_that_of_others/</link>
      <guid>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/213_our_happiness_depends_on_that_of_others/</guid>
      <description><![CDATA[<p>Un bonheur pour soi tout seul ? Serait-il possible en négligeant celui des autres ou pire en essayant de le construire sur leur malheur ? Un « bonheur » élaboré dans le royaume de l’égoïsme ne peut être que factice, éphémère et fragile comme un château bâti sur un lac gelé, prêt à sombrer dès les premiers dégels. Parmi les méthodes maladroites, aveugles ou même outrancières que l’on met en œuvre pour construire le bonheur, l’une des plus stériles est donc l’égocentrisme. « Quand le bonheur égoïste est le seul but de la vie, la vie est bientôt sans but », écrivait Romain Rolland. Même si l’on affiche toutes les apparences du bonheur, on ne peut être véritablement heureux en se désintéressant du bonheur d’autrui.
</p>
<p>
Shantideva, philosophe bouddhiste indien du VIIe siècle, s’interroge : « Puisque nous avons tous un égal besoin d’être heureux, par quel privilège serais-je l’objet unique de mes efforts vers le bonheur ? » Je suis un et les autres sont innombrables. Pourtant, à mes yeux, je compte plus que tous les autres. Telle est l’étrange arithmétique de l’ignorance. Comment être heureux si tous ceux qui m’entourent souffrent ? Et s’ils sont heureux, mes propres tourments ne me semblent-ils pas plus légers ? Shantideva conclut :
<br />
« Le corps, malgré la diversité des membres, est protégé comme un être unique : il doit en être ainsi de ce monde où les êtres divers, qu’ils soient dans la douleur ou la joie, ont en commun avec moi le désir de bonheur. » Cela ne signifie nullement qu’il nous faille négliger notre propre bonheur. Notre aspiration au bonheur est aussi légitime que celle de n’importe quel être. Et pour aimer les autres il faut savoir s’aimer soi-même. Cela ne revient pas à être infatué de la couleur de ses yeux, de sa silhouette ou de certains traits de sa personnalité, mais à reconnaître à sa juste valeur l’aspiration à vivre chaque moment de l’existence comme un moment de plénitude. Il est essentiel de comprendre qu’en faisant le bonheur des autres on fait le sien : lorsqu’on sème un champ de blé, le but est de récolter du grain, et on obtient en même temps, sans effort particulier, la paille et le son.
</p>
<p>
En résumé, le but de l’existence est bien cette plénitude de tous les instants accompagnée d’un amour pour chaque être, et non cet amour individualiste que la société actuelle nous inculque en permanence. Le vrai bonheur procède d’une bonté essentielle qui souhaite du fond du cœur que chacun trouve un sens à son existence. C’est un amour toujours disponible, sans ostentation ni calcul. La simplicité immuable d’un cœur bon.
</p>
]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-03-27T00:37:03+08:00</dc:date>
    </item>

    
    </channel>
</rss>
