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    <title>Matthieu Ricard Blog</title>
    <link>http://www.matthieuricard.org/index.php</link>
    <description></description>
    <dc:language>en</dc:language>
    <dc:creator>mat108@gmail.com</dc:creator>
    <dc:rights>Copyright 2012</dc:rights>
    <dc:date>2012-02-08T19:01:54+08:00</dc:date>
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    <item>
      <title>L’invasion des déchets &#45;3</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/206_the_invasion_of_waste_3/</link>
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      <description><![CDATA[<p>(Extrait de la préface de Matthieu Ricard au Livre <a href="http://www.amazon.fr/Recycle-Didier-Ruef/dp/283091418X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1327344244&amp;sr=8-1" title="« Recycle »">« Recycle »</a> de Didier Ruef)
<br />
Ainsi que l’écrit Didier Ruef, « Alors que la réutilisation, la valorisation du déchet fait partie du quotidien des sociétés dites en développement, notre société de consommation a transformé le déchet en ordure, en lui ôtant sa valeur économique. »
</p>
<p>
J’ai moi-même été témoin de cette transformation dans une société qui, il y a 25 ans encore n’avait jamais vu une bouteille de Coca-cola. Lorsque les premières bouteilles en plastique firent leur apparition au Tibet oriental, il n’était pas question de les jeter. La boisson une fois rapidement ingurgitée, le récipient étanche, tout léger qu’il est, était précieusement conservé. Les bouteilles, entières ou débarrassées de leur goulot, servaient de tasse pour boire, de réceptacle pour conserver du lait, de jarre à beurre, de pot pour rassembler des petits objets, de vase pour mettre des fleurs sur l’autel en offrande au Bouddha, de petits abris pour protéger des objets des intempéries, etc. Si d’aventure un voyageur peu soucieux de l’environnement jetait une bouteille de plastique vide sur le bord d’une route, les enfants nomades avaient tôt fait de se saisir de ce précieux butin. 
<br />
<img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/_Recycle-Didier_Ruef-4.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="500" height="333" />
<br />
Vingt-cinq ans plus tard, les bouteilles en plastique ne sont ni rares ni précieuses au Tibet ; elles jonchent les prairies au milieu des fleurs sauvages. Les Tibétains ne leur accordent plus aucune valeur, mais ils n’ont pas encore saisi qu’elles ne sont faites ni d’étoffe, ni de cuir, ni de bois, ni d’aucun autre matériau naturel qui, une fois jeté, aura tôt fait de disparaître, mangé par les animaux, dissous par la pluie ou désagrégé par le temps. 
<br />
Toutefois, dans l’une des vallées dans laquelle l’association dont je m’occupe a aidé à construire un dispensaire et finance une école, un homme remarquable, un spécialiste de la médecine traditionnelle, un écrivain aussi et un artiste a, une année durant, expliqué aux fermiers et aux nomades que ces déchets joncheraient encore les prairies et les rivières dans un siècle, perturbant la géographie sacrée et nuisant à la santé des êtres vivants. Il a fait disposer un peu partout des containers destinés à recueillir ces ordures jadis inconnues. Une année plus tard, cette vallée était aussi propre qu’un parc suisse.
</p>
<p>
Les outils nous tout d’abord aidé à survivre, mais leur développement effréné et les déchets qu’ils produisent menacent dorénavant notre survie. Nous sommes maintenant passés d’un monde où l&#8217;on produit pour répondre à d&#8217;authentiques besoins à une société dans laquelle on s&#8217;évertue à &#8220;créer&#8221; artificiellement des besoins. Ainsi est née la société de consommation.
<br />
Comme le souligne Didier Ruef, « il est temps de modifier nos comportements et nos modes de fonctionnement sociaux ».
<br />
(A suivre)
<br />

</p>]]></description>
      <dc:subject></dc:subject>
      <dc:date>2012-02-08T19:01:54+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>L’invasion des déchets &#45;2</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/205_the_invasion_of_waste_2/</link>
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      <description><![CDATA[<p>(Extrait de la préface de Matthieu Ricard au Livre <a href="http://www.amazon.fr/Recycle-Didier-Ruef/dp/283091418X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1327344244&amp;sr=8-1" title="« Recycle">« Recycle</a> » de Didier Ruef)
<br />
Il y a peu de temps, j’ai eu l’occasion de nager au milieu d’une trentaine de requins baleine, au large des côtes du Mexique. Mais dans le faisceau des rayons chatoyants qui illuminait l’océan et les requins qui nous entouraient, flottaient comme de grandes bulles d’eau minérale, des sacs en plastique et des déchets de toutes tailles et, bizarrement, un coupon d’enregistrement de bagage aérien. 
<br />
Le développement de l’utilisation des outils humains est tel que, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le foisonnement d’objets manufacturés est  susceptible d’engendrer des dommages irréversibles à notre écosystème. 
<br />
En effet, aux avantages recherchés s’adjoignent des effets secondaires de ce développement sur nos conditions de vie et notre environnement naturel. Les objets et les déchets prolifèrent, des réactions en chaîne sont provoquées par certaines substances libérées dans la nature, des modifications de la surface et de l’atmosphère de la planète sont dues à cette dissémination tout comme à ces outils complexes et puissants utilisés aujourd’hui.
<br />
<img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/_Recycle-Didier_Ruef-2.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="500" height="333" />
<br />
Des débris de plastique qui pullulent dans l’océan (certains planctons contiennent jusqu’à 30% de leur poids en microparticules de plastique, qu’absorberont à leur tour les cétacés), aux retombées radioactives des 469 explosions nucléaires qui ont eu lieu à ciel ouvert au Kazakhstan à l’époque de l’Union soviétique dans le plus grand  mépris  du sort des populations locales (aujourd’hui encore, le nombre de cancers et de leucémies chez les adultes et les enfants est effrayant et de nombreux enfants monstrueux continuent de naître), les déchets ont maintenant un effet global sur notre existence.
<br />
Vingt-cinq ans après la catastrophe chimique de Bhopal en Inde, des dizaines de milliers de survivants souffrent encore des séquelles des pesticides libérés par l’explosion industrielle qui tua plus de 10.000 personnes (dont 3.500 sur le coup) et n’ont reçu que des indemnités de misère de la grande entreprise américaine Union Carbide, qui reste totalement indifférente à la tragédie humaine qu’elle a causée, bien loin de chez elle. 
<br />
(A suivre…)
</p>
]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-02-03T18:54:01+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>L’invasion des déchets &#45;1</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/204_the_invasion_of_waste_1/</link>
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      <description><![CDATA[<p>Extrait de la préface de Matthieu Ricard au Livre<a href="http://www.amazon.fr/Recycle-Didier-Ruef/dp/283091418X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1327344244&amp;sr=8-1" title=" « Recycle »"> « Recycle »</a> de Didier Ruef)
</p>
<p>
<i>De la maîtrise des outils préhistoriques à la submersion par les produits et déchets…</i>
</p>
<p>
Certains animaux ont appris à utiliser, à façonner parfois des outils rudimentaires. Homo habilis a généralisé la fabrication d’outils et Homo sapiens a élevé cette fabrication à un niveau de sophistication à peine pensable. Le nombre, la puissance et la complexité de ces outils sont tels que les répercussions de leur usage sur la vie de l’homme, des autres espèces vivantes et sur la planète ont multiplié de manière exponentielle  ce que les mains nues de l’homme auraient  pu accomplir. 
<br />
(<img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/RECYCLE_Cover.png" style="border: 0;" alt="image" width="369" height="498" />
<br />
Ces outils ont permis de construire des cathédrales, de sillonner les mers et d’envoyer des fusées sur la lune. Ils m’ont permis, alors que je pataugeais dans l’eau des rives du lac Kokonor au nord-est du Tibet, seul être humain à des kilomètres à la ronde, de discuter avec ma mère de 85 ans qui se trouvait alors dans une campagne de Dordogne, et cela grâce à un petit outil métallique bourré de mécanismes compliqués et qui au Moyen Age m’auraient certainement valu de passer pour un sorcier et de risquer le bûcher. 
</p>
<p>
 La fabrication d’un outil consistait tout d’abord à modifier puis à assembler des objets naturels, afin  d’aider l’homme à faire mieux et plus vite ce qu’il réalisait à mains nues. Lorsqu’ils n’étaient plus utiles, ces outils et les produits qu’ils ont permis de réaliser, étaient jetés ou délaissés et retournaient à la nature. Des millénaires plus tard, seuls les objets faits de matériaux durs tels que la pierre ont laissé des traces. On les reconnaît grâce à leur forme ou à leur localisation particulières.
</p>
<p>
L’homme a ensuite appris à faire du feu, à extraire des métaux des minéraux bruts, à mélanger et à faire réagir entre elles des substances et de produire des composés doués de propriétés nouvelles. Ceux-ci sont ensuite abandonnés dans la nature qu’ils contribuent à modifier de diverses façons, souvent de manière imprévisible, avec parfois des conséquences nocives à court ou à long terme. 
<br />
(A Suivre…)
</p>
]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-01-27T18:44:12+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>Moments magiques&#45;5</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/198_magic_moments_5_mr_473/</link>
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      <description><![CDATA[<p><img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/MR474-LM-G.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="387" height="253" />
<br />
Moines tibétains du monastère de Shéchèn (Népal), tout a leur joie de retrouver la neige, sur un sommet dominant le Lac de Genève (au cours d’une tournée européenne de danses sacrées). /MR 474
</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-01-23T08:02:29+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>Moments magiques&#45;4</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/197magic_moments_41437/</link>
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      <description><![CDATA[<p><img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/MR1437-BW.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="400" height="266" />
<br />
Arc en Ciel sur les hauts plateaux du Tibet oriental
<br />

</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-01-19T07:59:27+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>Moments magiques&#45;3</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/197magic_moments_3_mr_318/</link>
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      <description><![CDATA[<p>Collines himalayennes, Népal (MR 318-BW)
<br />
<img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/MR318-BW.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="400" height="267" />
<br />
(MR 318-BW
</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-01-13T08:03:23+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>Moments magiques&#45;2</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/196_magic_moments_2_mr_130/</link>
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      <description><![CDATA[<p>Le fleuve Tsangpo, près du monastère de Samyé au Tibet central, qui devient le Brahmapoutre en Inde après avoir dévalé les gorges vertigineuses qui font le tour de la montagne Namchak Barwa.
<br />
<img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/MR130BW.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="400" height="266" />
<br />
MR 130 BW)
</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-01-09T07:59:05+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title>Moments magiques&#45;1</title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/195_magic_moments_1_mr_105/</link>
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      <description><![CDATA[<p>Situé au milieu de la grande boucle du Brahmapoutre, l’un des derniers lieux au monde resté inexploré jusqu’à la fin du XXe siècle, le pic enneigé du Namchak Barwa s’élève à 7756 mètres d’altitude. Là, le fleuve majestueux appelé Tsangpo au Tibet plonge entre les montagnes et, 150 kilomètres plus loin, ressort 2700 mètres plus bas. Ce n’est qu’en 1998 que l’explorateur américain Ian Baker découvrit la légendaire ‘Chute cachée’ dont on soupçonnait l’existence depuis longtemps. 
<br />
<img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/MR105-BW.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="268" height="400" />
<br />
(MR 105)
</p>
]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-01-05T07:55:53+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title></title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/196_wrinkles_should_merely_indicate_where_smiles_have_been/</link>
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      <description><![CDATA[<p><img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/MR2344-E1221-G.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="233" height="350" />
<br />
« Les rides devraient simplement être l&#8217;empreinte des sourires. »
<br />
— Mark Twain
<br />

</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2012-01-01T14:54:00+08:00</dc:date>
    </item>

    <item>
      <title></title>
      <link>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/195_a_smile/</link>
      <guid>http://www.matthieuricard.org/index.php/MR/blog/195_a_smile/</guid>
      <description><![CDATA[<p><img src="http://www.matthieuricard.org/images/uploads/MR3227.JPG" style="border: 0;" alt="image" width="350" height="280" />
<br />
« Elle aimait la pluie comme le soleil. Ses moindres pensées avaient une couleur réjouissante comme de belles fleurs bien saine, qui plaisent à tous. »
<br />
<i>— Alain, Propos sur le bonheur, Paris, Gallimard, Folios/Essais, 1998.</i>
<br />
<i>Extrait du récent album de photographies</i>  <a href="http://www.amazon.fr/product-reviews/2732445827/ref=dp_db_cm_cr_acr_txt?ie=UTF8&amp;showViewpoints=1" title="108 Sourire">108 Sourire</a>s</i>
</p>]]></description>
      <dc:subject>English and French</dc:subject>
      <dc:date>2011-12-27T14:40:41+08:00</dc:date>
    </item>

    
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