Un vie remarquable
Dilgo Khyentsé Rinpotché était l'un des derniers maîtres de cette génération de grands lamas qui parachevèrent leur éducation et leur entraînement au Tibet. C'était l'un des principaux maîtres de la tradition Nyingma, qui passa prés de trente années de sa vie à méditer en retraite pour faire fructifier les nombreux enseignements qu'il avait reçus.
Il écrivit de nombreux poèmes, des textes de méditation et des commentaires ; c'était un tertön, un découvreur de textes-trésors (termas) recélant les profondes instructions cachées par Padmasambhava. Il était non seulement l'un des maîtres principaux des instructions directes de la Grande Perfection, mais
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Pourquoi le Bouddha est-il vénéré ?
Le Bouddha n'est pas vénéré comme un Dieu, ou comme un saint, mais comme le sage ultime, comme la personnification de l'Eveil.
Le mot sanscrit "bouddha", signifie "celui qui a réalisé", celui qui a assimilé la vérité, et le mot par lequel il est traduit en tibétain, "sanguié", est composé de deux syllabes : "sang" signifie qu'il a "dissipé" tout ce qui voile la connaissance et aussi qu'il s'est "éveillé" de la nuit de l'ignorance, et "guié" signifie qu'il a "développé" tout ce qui est à développer, c'est-à-dire toutes les qualités spirituelles et humaines de connaissance et de compassion.
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La réincarnation n'est pas la renaissance d'un "moi"
Tout d'abord, il faut bien comprendre que ce qu'on appelle réincarnation dans le bouddhisme n'a rien à voir avec la transmigration d'une "entité" quelconque, rien à voir avec la métempsycose. Tant que l'on raisonne en termes d'entités plutôt que de fonction, de continuité de l'expérience, le concept bouddhiste de renaissance ne peut pas être compris. Il est dit "qu'aucun fil ne passe au travers des perles du collier des renaissances." Il n'y a pas identité d'une "personne" au travers de renaissances successives, mais conditionnement d'un flot de conscience (à suivre...)