Blog / Mars 2010

Liste des articles blog par titre:

Quelques paroles du philosophe Alexandre Jollien, lors de notre récente rencontre à Lausanne

Mercredi 31 mars 2010

“De 3 ans à 17 ans, j’ai vécu dans une institution pour personnes handicappées et j’ai perçu que le sens de la vie, c’était la joie [...]. Elle se puisait dans la rencontre de l’autre.”

J’ai un copain qui dit: “Il y a un spermatozoïde et une ovule qui se rencontrent, et au bout d’un moment, on dit ‘c’est moi!’ et on s’approprie.” En général, c’est là où cela foire.

“Si l’on se replie trop sur soi-même, cela sent le renfermé.”
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Pour des extraits de cette rencontre consulter http://www.rigdzin-community.org/index.php?option=com_content&view=article&id=192&Itemid=250

Conditions extérieures et intérieures

Samedi 27 mars 2010

Lorsque désemparés face à nos souffrances intérieures, nous ne savons comment les soulager, notre réaction instinctive est de nous tourner vers l’extérieur. Nous tentons de bricoler des solutions de fortune et de réunir les conditions susceptibles de nous rendre heureux.
La force de l’habitude aidant, cette manière de fonctionner devient la norme et « c’est la vie ! » la devise.
Si l’espoir de trouver un bien-être temporaire est parfois couronné de succès, il n’en demeure pas moins qu’il n’est jamais possible de maîtriser les circonstances extérieures en termes de quantité, de qualité et de durée.
Il faut donc accorder à la transformation des conditions intérieures de notre expérience toute l’attention qu’elle mérite.
Si le bonheur est un état qui dépend de conditions intérieures, il incombe à chacun de reconnaître puis de réunir ces conditions.
Le bonheur ne nous est pas donné, ni le malheur imposé. Nous sommes à chaque instant à une croisée de chemins et il nous appartient de choisir la direction à prendre.

En vol au-dessus du Delta de l'Irrawaddy, Birmanie

Mardi 23 mars 2010

Vers la fin de l’après-midi, sur un vol de Thaï Airways, entre Bangkok et Kathmandou.

Pour compenser le voile atmosphérique lié à l’altitude, j’ai augmenté légèrement le contraste et la saturation.

Canon Mark 3 Ds, 24-70 mm, f.9, 1/400s, ISO 250
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Forum sur l'altruisme

Lundi 15 mars 2010

Au début du mois d’Avril, nous allons ouvrir un forum consacré à la promotion de l’altruisme dans nos sociétés.

Notre époque fait face à de nombreux défis. Notamment, il nous particulièrement difficile de concilier trois échelles de temps différentes : le court terme de l’économie, le moyen terme de la satisfaction de vie, et le long terme de l’environnement. Il y a pourtant un fil d’Ariane qui les relie naturellement et permet d’harmoniser leurs exigences à première vue contradictoires. Il s’agit de l’altruisme.

Si nous avions davantage de considération pour autrui, nous nous ne livrerions pas à des spéculations sauvages, nous veillerions à améliorer les conditions au travail, de la vie familiale, des moyens de transport et de bien d’autres aspects de notre existence, notre vie spirituelle y compris, et nous ne sacrifierions pas inconsidérément le monde que nous allons léguer aux générations à venir.

De ce fait, l’altruisme ne peut plus être considéré simplement comme un noble idéal, quelque peu naïf ; il est, plus que jamais, une nécessité. Il faut avoir l’audace de le reconnaître et de le dire.

Comment encourager l’altruisme dans nos sociétés ? Quels sont les principaux obstacles à cette entreprise ? L’altruisme véritable existe-t-il et pouvons nous le cultiver ? Telles sont les principales questions dont nous allons discuterons.

De l'abandon

Jeudi 11 mars 2010

Il est bon d’abandonner le plus vite possible le superflu, le vain et l’inutile, et de ne pas y rester attaché par la force de l’habitude. Si je fais une randonnée en montagne, et qu’à mi-chemin je découvre que mon sac à dos est à moitié rempli de provisions et à moitié de cailloux, je me débarrasserai bien sûr avec joie de ces derniers.
De même, dans l’existence, il y a nombre de préoccupations qui ne contribuent en aucune façon à notre bonheur véritable. Alors pourquoi ne pas abandonner ces causes de tourments ?

En revanche il ne faut, à aucun prix, abandonner la poursuite de ce qui en vaut vraiment la peine : la transformation de soi en vue d’accroître le bien-être des autres et de remédier à leurs souffrance.

Quant au sentiment d’être abandonné par autrui, c’est une expérience pénible certes mais, ô combien, inutile. Qu’est-ce qui est abandonné ? Notre être profond ou le sentiment exacerbé de l’importance de soi ? Comment la nature fondamentale de la pleine conscience, cette présence éveillée libre de constructions mentales, pourrait-elle être abandonnée par quelqu’un d’autre? Nous pouvons tout au plus l’oublier nous-mêmes.

Si l’on contemple la nature de la pleine conscience et du moment présent, nous ne sommes pas ce « moi » qui souffre de l’abandon. Nous ne sommes pas davantage la souffrance que nous ressentons. La paix intérieure liée à la présence éveillée de la pleine conscience ne peut être affectée par ces fabrications de l’esprit.

Les célébrations du centenaire de la naissance de Dilgo Khyentsé Rinpoché

Samedi 06 mars 2010

L’année 2010 marque le centième anniversaire de la naissance de Dilgo Khyentsé Rinpoché (1910–1991), un des maîtres spirituels les plus remarquables de notre temps. En cette occasion particulière, le petit-fils et héritier spirituel de Khyentsé Rinpoché, Shechen Rabjam Rinpoché, organise avec l’aide de nombreux disciples de Khyentsé Rinpoché dans le monde entier des manifestations variées pour célébrer la vie de Khyentsé Rinpoché et présenter sa jeune incarnation, Dilgo Khyentsé Yangsi Rinpoché, qui pour la première fois se rendra en Europe, en Amérique du nord et dans l’est de l’Asie.

L’inauguration de ces célébrations a eu lieu dans une atmosphère festive et chargée d’émotion au Monastère de Shechen au Népal du 20 au 22 février. Plus de cinquante grands maîtres dont Kyabjé Trulshik Rinpoché, Dzongsar Khyentsé Rinpoché, Khamtrul Rinpoché et beaucoup d’autres, y ont participé. Des milliers de fidèles ont défilé pour présenter leurs respects aux reliques sacrées exposées.

Pour clôturer cette année de célébration, Khyentsé Yangsi Rinpoché consacrera des stupas récemment construits dans les huit principaux lieux saints liés à la vie de Bouddha en Inde et au Népal, accomplissant ainsi les vœux formulés par Dilgo Khyense Rinpoché.
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