Articles sur le Bouddhisme

Conseil spirituel

Publié le 24 novembre 2012
Les alternances des pensées
De bonheur et de souffrance, de désir et d'aversion
Ne sont, en fait, que la manifestation
De la vacuité lumineuse de l'esprit.
Sans altérer ce qui ainsi s'élève,
Regarde la nature de ce déploiement
Qui sera ainsi perçu en tant que grande félicité.


A présent, alors que tu disposes de cette existence humaine,
Concentre toute ton énergie à la mise en pratique du sublime enseignement.
Il est impossible de mener à bien l'intégralité des tâches,
Et comme de surcroît, il y a tant à faire :
Abandonne simplement toutes ces vaines dispersions.


Quand bien même aurais-tu soumis un ennemi,
Que d'autres surgiront en nombre.
Mieux vaut rompre l'échine de l'unique adversaire :
Le tyran des passions qui domine ton esprit.

Pour l'heure, parents et amis s'entendent bien
Mais ils se fâchent facilement ;
Dans la vie, toutes ces relations humaines
Ne sont souvent que source de tourments.


Il se peut que tu t'enrichisses
Mais en tirer du contentement est chose difficile ;
Savoir trancher le nœud de la cupidité,
Voilà qui serait bien plus essentiel.

Lorsque les amis sur lesquels tu comptais te trompent,
Que ton cœur s'en remette aux indéfectibles Trois Joyaux

Face au désespoir que cause la perte d'un être tant aimé
Comprends clairement la nature ultime du désespoir.
Demeure, avec l'esprit libre et ouvert,
Dans l'espace de lumineuse vacuité,
Inexprimable en mots.

Il est insensé d'entretenir de l'attachement ou de la haine
Envers nos congénères des six mondes,
Avec lesquels nous avons tissé des liens si puissants.
La prise de conscience de l'impartialité n'est-elle pas en elle-même
Libération, grande béatitude ?

A la source du bonheur ou de la souffrance
Se trouve la simplicité naturelle de l'esprit.
Un arc-en-ciel n'altère pas le ciel…
Laisse toute chose dans le vaste espace du détachement.

Extraits de conseils donnés par Gyurmé Dorjé (Minling Terchen, 1646-1714).
Traduit par M.R.